PRIX LOUISE LABÉ

Qui était Louise Labé et, somme toute, est-ce la question ? Pas plus que de savoir si William Shakespeare a existé. Géant, oui, de la littérature ou prêtresse de l’amour, ils sont des mythes et, par leurs mots, prolongent l’éternité. Qu’importe si Louise Labé fut plus qu’un poète, une femme peut-être… Quoi qu’il en soit, elle symbolise à nos yeux la femme moderne dans son humanité, sa liberté, et cela plus que jamais. Notre Prix fut fondé par une journaliste, Édith Mora, et un troubadour, Pierrette Micheloud, à une époque où les femmes étaient presque absentes des jurys de poésie. D’où leur désir de fonder un jury qui fût exclusivement féminin. Depuis il y eut de multiples changements certes qui, la plupart du temps, ont évolué en faveur du statut de la femme. Notons cependant qu’aujourd’hui même elles demeurent minoritaires, tant dans les jurys que dans les anthologies pour des raisons parfois valables, parfois inacceptables. À l’heure actuelle, je confirme, en tant que Présidente de ce Prix, que les poètes qui composent ce Jury n’usent d’aucune forme d’ostracisme envers les hommes et – que voulez-vous, noblesse oblige – je reconnais que, depuis quelques années, plus de candidats que de candidates furent nos lauréats. Mais je gage que bien des lecteurs de poèmes ne sauraient reconnaître dans leur écriture le sexe de son auteur ! Or, ceci nous ramène aux polémiques qui ont fait, il y a quelques mois, rebondir la re-nommée de Louise Labé, car elle rebondira toujours, chevaleresque ou « Belle Cordière », elle est celle qui combat, féminine et parfois et rarement féministe, femme et poète avant tout, comme nous, les femmes du Louise Labé.

Claudine HELFT

Contactez avec nous pour plus d’information : prixlouiselabe@claudinehelft.com

BIOGRAPHIE Louise Labé (1524-1566)

Poétesse de l’école lyonnaise formée autour de Maurice Scève, qui fut l’une des plus grandes femmes de lettres du XVIe siècle. Née à Lyon, elle était la fille d’un riche cordier… (continuer à lire)

Les Statuts du Prix

Le Règlement du Prix

Les membres du Jury du Prix Louise Labé

GABRIELLE ALTHEN, professeur émérite à l’Université de Ouest-Nanterre-La Défense, est romancière et également essayiste. Citons entre autres : Proximité du Sphinx (Intertexte, 1991), Dostoïevski, le meurtre et l’espérance (Le Cerf, 2006) et La Splendeur et l’Écharde (Corlevour, 2012). Poète, elle a publié une quinzaine de recueils de poésie dont les plus récents sont : La belle mendiante, suivi de René Char, Lettres à Gabrielle Aithen (L’Oreille du Loup, 2009) ; Vie saxifrage (Éd. Alain Gorius, Al Manar, 2012); Chuchotis (La Lune bleue, 2013) ; (Éd. Alain Gorius, Al Manar, mars 2015). Elle fait partie du comité de rédaction de Siècle 21, et collabore à de nombreuses revues françaises et étrangères.

Béatrice BONHOMME, poète, directrice de Revue, professeur à l’Université de Nice Sophia Antipolis, a créé, en 2003, un axe de recherche dédié à la poésie, POIEMA, au sein du CTEL. Elle a fondé avec Hervé Bosio, en 1994, la Revue Nu(e), qui a consacré des dossiers à l’oeuvre des poètes contemporains, et dirige avec Jean-Yves Masson La Société des lecteurs de Pierre Jean Jouve. Elle a publié de nombreux articles et ouvrages critiques sur la poésie moderne et contemporaine. Béatrice Bonhomme a également publié des livres de poèmes. On peut citer : Cimetière étoilé de la mer (Mélis, 2004), La Maison abandonnée (Mélis, 2006), Passant de la lumière (L’Arrière-Pays, 2008), Variations du visage et de la rose (L’Arrière-Pays, 2013). Un livre a été consacrée à son oeuvre poétique : Le mot, la mort, l’amour (Peter Lang, Oxford, 2013).

Hélène DORION est l’une des auteurs les plus célèbres du Québec, où elle est née. Elle a publié une trentaine de livres (romans, poésie, essais, album jeunesse) pour lesquels elle a reçu de nombreux prix littéraires de haute renommée, et un bon nombre de livres d’artistes. A été traduite et publiée dans une quinzaine de pays. A été directrice littéraire des Éditions du Noroît. A collaboré à diverses publications culturelles et littéraires. Parmi ses dernières parutions, outre des romans et un essai, les recueils de poésie suivants : Coeurs, comme livres d’amour (Éd, de l’Hexagone, 2012), Le Hublot des heures (Éd. de la Différence, 2008), Ravir : les lieux (Éd. de la Différence, 2005) , ainsi qu’une correspondance avec l’artiste Carol Bernier : Nous ne sommes pas seules… (Éd. d’Art le Sabord).

Sylviane DUPUIS, poète, auteure de théâtre, essayiste et critique, de nationalité suisse, enseigne la littérature au Département de français de l’Université de Genève. Elle est co-fondatrice de la Maison de Rousseau et de la littérature à Genève, et a consacré de nombreuses études aux auteurs suisses francophones (Ramuz, Bouvier, Pasquali, Chessex, Chappuis, Anne Perrier, etc.). A publié sept livres de poèmes dont Géométrie de l’illimité (La Dogana, 2000) et Poème de la méthode (Empreintes, 2011), six pièces de théâtre dont La Seconde Chute (Zoé, 1993 & 1996, créée à Genève, Zurich, Paris, Montréal, Cracovie et New York) ou Les Enfers ventriloques (L’Act Mem, 2004 & 2009), Prix des Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2004, et des essais. A été traduite en huit langues.

Claudine HELFT appartient à une vieille famille française. Amoureuse de la langue française, elle a toujours écrit des poèmes mais ne publie qu’à l’âge adulte. Critique et journaliste littéraire, familière de l’art, elle se fait remarquer par Métamorphoses de l’ombre (Éd. Pierre Belfond), puis suivront trois livres aux éditions de La Différence, dont Une indécente éternité (poèmes) ; ses livres les plus lus sont : L’Infinitif du Bleu (qui la mène à l’Académie Mallarmé) et L’Étranger et la Rose (traduction en une vingtaine de langues). Elle a animé un Salon littéraire pendant vingt-cinq ans. Une anthologie personnelle est publiée aux éditions du Petit Véhicule, qui lui rend hommage dans sa revue Incognita. Elle est jury et secrétaire générale du Prix Alain Bosquet.

Anne ROTHSCHILD, née à New-York en 1943, double nationalité belge et suisse, allie l’écriture à un travail de graveur et peintre. Tout en réalisant régulièrement des expositions, elle publie des ouvrages de poésie, dont Le rêve de la huppe en 2005 et Tout commence la nuit en 2008 (Ed. Al Manar) ; L’enfance égarée, (Éd. Caractères, 2013); ainsi que des romans et des ouvrages de bibliophilie. Elle a créé et dirigé pendant dix ans le service éducatif du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris. Son travail est axé sur la rencontre avec l’autre, et invite à construire un espace de paix entre juifs, chrétiens et musulmans. Aujourd’hui, elle vit dans le Gard où elle a son atelier.

Nohad SALAMEH-ALYN, née à Baalbek, est l’un des poètes les plus marquants du Liban francophone et célébrée par de nombreux prix. Après une carrière journalistique dans la presse francophone de Beyrouth, elle s’installe à Paris en 1989. De son père, poète en langue arabe et fondateur du magazine littéraire Jupiter, elle hérite le goût des mots et l’approche vivante des symboles. Révélée toute jeune par Georges Schéhadé, elle publie divers recueils dont les plus récents sont : La Revenante, Passagère de la durée (éd. Phi, 2010) et D’autres annonciations (Le Castor astral, 2012).

Membres d’Honneur : Yasmina REZA , Norma BOSQUET, Lucie GUILLEVIC.

Lauréats

1966 : Andrée Chedid pour Double Pays, éd. GLM, Paris, 1965

1967 : Liliane Wouters pour Le Gel,  éd. Seghers, Paris, 1966

1969 : Jean-Guy Pilon pour Saisons pour la continuelle, Paris, Seghers, 1969

1972 : Gisèle Prassinos pour La Vie, la Voix, éd. Flammarion, 1971

1974 : Francesca-Yvonne Caroutch pour La Voie du cœur de verre, éd. Saint-Germain-des-Prés, 1972

1976 : Georges Rose, pour Formes, éd. Chambelland, Paris, 1976

1977 : Alain Lambert pour Cyprès sombré, éd. Saint Germain-des-Prés, 1976

1979 : Anne-Marie Kegels pour Porter l’orage, éd. André de Rache, Bruxelles, 1978. 

1980 : Jean-Georges Lossier pour Le Long Voyage, Éditions L’Âge d’homme, Lausanne, 1979

1982 : François Berger pour Mémoire d’anges, éd. de La Baconnière, Boudry-Neuchâtel, 1981

1984 : François Teyssandier pour Livres du songe, Belfond, 1983 

1985 : Richard Rognet pour Le Transi, Belfond, 1985

1986 : Jean Dubacq pour La Condition des soies, éd. Groupe de recherches polypoétiques, 1986

1988 : Nohad Salameh pour L’Autre Écriture, Dominique Bedou, 1987

1989 : Jehan Despert pour Sel, éditions Gerbert, 1988

1990 : Kama Sywor Kamanda pour La Somme du néant, éd. L’Harmattan, 1989.

1991 : François Montmaneix pour L’Autre Versant du feu, éd. Pierre Belfond, 1990

1992 : Claire Krähenbühl pour La Rebuse de l’épine noire, Éditions de l’Aire, 1991

1993 : André Velter pour Du Gange à Zanzibar, éd. Gallimard, 1993; et Jacques Tornay pour De si longues distances, Editions Monographic, 1992

1994 : Eric Brogniet pour L’Atelier transfiguré, éd. Le Cherche Midi, 1993

1995 : André Lagrange pour L’Épreuve du silence, éd. L’Harmattan, 1995

1996 : Claude de Burine pour L’Arbre aux oiseaux, éd. La Bartavelle, 1996

1997 : Judith Chavanne pour Entre le silence et l’arbre, éd. Gallimard, 1997

1998 : Jean-Pierre Vallotton pour Sommeils de givre sommeils de plomb, éd. Empreintes

1999 : Nimrod pour Passage à l’infini, poèmes, éd. Obsidiane, 1999

2000 : Annie Salager pour Terra Nostra, éd. Le Cherche midi, 1999

2001 : Béatrice de Jurquet pour Le Jardin des batailles, suivi de Requête, éd. Circé, 1999

2002 : Yves Namur pour Figures du très obscur, éd. Phi/Écrits des Forges, 2000

2003 : Georges-Elia Sarfati pour L’Heure liguée, suite pour Gramophone, éd. L’Harmattan, Col. « Poètes des cinq Continents », 2002

2004 : Léopold Congo-Mbemba pour Ténors-Mémoires, éd. Présence Africaine, 2002

2005 : Claude Adelen pour D’où pas même la voix, éd. Dumerchez, 2005

2006 : prix décerné à Louise Labé, poèmes d’amour, florilège, éd. Hybride, 2006

2007 : Bernadette Engel-Roux pour Une visitation (photographie de J. Alos), éd. de l’Arrière-pays, 2005

2008 : Jean-Philippe Raîche pour Ne réveillez pas l’amour avant qu’elle ne le veuille, Perce-Neige, 2007

2010 : Claude Beausoleil pour La Blessure du silence, éd. Caractères/Écrits des Forges, 2009

2011 : Gérard Bocholier pour Abîmes cachés, éd. L’Arrière-Pays, 2010

2012 : Bruno Mabille pour À celle qui s’avance, éd. Gallimard, 2012

2013 : Sylvie Fabre G. pour Frère humain, éd. L’Amourier, 2012

2014 : Jacques Vandenschrick pour En qui n’oublie, éd. Cheyne, 2013

2015 : Michèle Finck pour La Troisième Main, éd. Arfuyen, 2015

2016 : Pierre Voélin pour Des voix dans l’autre langue, éd. La Dogana, 2015

2017 : Sylvie Kandé pour Gestuaire, éd. Gallimard

2018 : Christian Hubin pour Face du son, éd. L’Étoile des limites, 2017 et Fabienne Courtade pour Corps tranquille étendu, éd. Flammarion, 2017. (Voir l’article Prix Louise Labé 2018)

2019 : Béatrice MARCHAL pour Un jour enfin l’accès suivi de Progression jusqu’au cœur; Éd. L’herbe qui tremble, et Anne Emmanuelle VOLTERRA pour Scènes d’ Hiroshima ; Éd. Lanskine. (Voir l’article Prix Louise Labé 2019)

2020 : Émilie Turmel pour Vanités, éditions Poètes de brousse.

2022 : Mary-Laure Zoss pour D’ici qu’à sa perte, éd. Faï Fioc.